Le corps des femmes

La copine Céline « Playmobil » Extenso m’a fait découvrir un site tout à fait extraordinaire où des femmes exposent des morceaux d’elles. On y trouve des photos de seins, de ventres, de pieds et les textes qui les accompagnent sont souvent émouvants, parfois drôles et font toujours écho à nos oreilles féminines. Il y est question de bourrelets, de cicatrices, de kilos en trop ou en moins, de gros et de petits seins, de brûlures, d’auto mutilation … De complexes en bref. Et de blessures profondes aussi.
Je me dis alors que je vais y apporter ma petite contribution mais … pfiouuuu … il y aurait trop de photos à prendre, trop de morceaux abimés, trop d’endroits esquintés, trop de points de suture, trop de tout …

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On va se les geler

Je ne sais pas chez vous mais cet été nous avons été envahis par les guêpes. J’ai rarement vu autant de ces demoiselles au même endroit. Nous avons d’ailleurs dû faire appel aux gentils pompiers pour nous débarrasser d’un nid installé sous le toit. Et ça n’a pas changé grand chose puisque nous avons en permanence trois ou quatre guêpes dans la maison et le double sur la terrasse.  En discutant avec mes voisins j’ai appris que les « années à guêpes » sont signe de neige abondante. Si ça se vérifie et que la quantité de ces bestioles est proportionnelle aux centimètres de neige on va bien se marrer cet hiver … Surtout Chéri Coco qui va devoir jouer de la pelle !
Image empruntée ICI
Et comme si ça ne suffisait Dame Nature a décidé d’enfoncer le clou en m’envoyant un vol de cigognes hallucinant hier en fin de journée. Une quarantaine de ces énormes oiseaux est venue tournoyer au dessus de mon petit village, se posant sur les toits, les antennes et les cheminées. C’était un spectacle absolument merveilleux et mes petites vies n’en ont pas manqué une miette. Seulement leur départ pour les pays chauds annonce lui aussi le froid et les rigueurs de l’hiver … Tout un programme qui ne m’enchante guère mais bon ça valait la peine qu’elles passent par chez nous.
 
 
Allez je vais me préparer à affronter l’hiver en mangeant un bon gâteau pour faire des réserves. Oui je suis comme les ours je fais des bosses de graisses en prévision de mon hibernation. Sauf qu’au lieu qu’elles soient dans le cou je les mets sur les hanches ;)

Nos belles années

En tout début d’année Chéri Coco m’a dit :
– « Amélie cette année va être TON année ! »
Et il avait raison.
Malheureusement pour moi pas dans le sens où il l’entendait. 
J’ai l’impression qu’il plane au dessus de ma tête un nuage poisseux qui pleure, abimant à chaque averse mon cœur et mon esprit. Des êtres plus ou moins chers disparaissent et chacun de leurs départs laissent en moi des goûts différents. Amers. Acides. Âpres. 
Je ne sais pas comment parler de tous. Je ne sais pas si ils aimeraient.  Mais pour tenter d’exorciser j’ose les écrire sans les décrire.
Le jeune motard d’abord, ivre de liberté qui rencontre le chauffard ivre tout court. Le fracas. Le choc. La mort et ses tralalas, ses fleurs et ses pleurs. Et la vie à nouveau. Parce qu’il faut.
La tante malade ensuite, qu’on ne voit jamais parce qu’on est pas très proche mais avec qui on adore papoter aux fêtes de famille. Celle qui écoute, qui s’intéresse et qu’on sait que c’est pas du flan. Celle qui est venu nous dire au revoir à noël. Je l’avais bien compris. Et moi aussi je lui ai dit au revoir ce jour là. Avec mes yeux. Parce que j’ai pas pu la serrer dans mes bras. Quatre mois plus tard elle est partit.

Et Staral. Lui je peux le nommer. Je peux même vous donner son adresse. Je sais qu’il m’autorise. Pas un grand ami, ni un petit d’ailleurs. Une connaissance virtuelle comme on dit. Même pas peut être … Je sais pas en fait et je m’en fiche. En tous cas il est partit et ça m’a touché bien plus que virtuellement. Réellement. A l’intérieur.
Il y a Oxy aussi. Oui oui Oxy ma vieille. Autant que les autres. J’en ai parlé ici. Je la vois encore partout, étalée sous mes roues, en boule sur le tapis. Et je pleure de ne plus l’entendre, elle a qui j’ai tant hurlé de fermer sa gueule. Elle doit bien leur casser les oreilles là haut …
Et « re » la tante malade. La grand tante plus exactement. Celle que je n’ai pas vu depuis des années. Celle à qui je ne suis pas allé dire au revoir.Celle qui a pâtit d’appartenir au côté obscur, celui auquel j’ai renoncé il y a plusieurs années. Faudra que je vous en parle ça me fera du bien.
Je vais m’arrêter là pour la visite du cimetière même si mon voisin mériterait d’y figurer. Mais lui c’est une histoire tellement dingue qu’il aura droit à son billet perso. Un jour.
Vous allez me dire en lisant ces quelques lignes qu’il n’y a rien d’extraordinaire et qu’en vieillissant on perd de plus en plus de gens autour de soi. Je sais. Mais je vous ai épargné les cancers à 24 ans, les accidents de scooter qui envoient la copine en réanimation, les divorcent des proches, ect … Et la je vous entends encore. Si, si vous l’avez dit :
– « C’est la vie … »
Et bien pour aujourd’hui je dis : FUCK LA LIFE !!!

En vadrouille

Avant je ne sortais pas. Ou peu. J’allais juste chez mes parents et je répondais aux invitations des amis ou de la famille. Quand il fallait que je fasse quelque chose qui sortait un peu de l’ordinaire et bousculait mon quotidien je stressais énormément. Alors souvent j’inventais tout un tas d’excuses bidons pour échapper à la sortie et rester tranquille chez moi. Mais bien des fois j’ai dû plier et quitter mon antre pour affronter l’extérieur.
Je n’aimais pas sortir d’abord parce qu’il fallait préparer tout un tas de trucs : médicaments, sondage, vêtements chauds si il faisait froid et vice versa. Ensuite c’était la valse des transferts du fauteuil à la voiture et de la voiture au fauteuil autant de fois que j’avais d’endroits à visiter.
Ensuite j’avais toujours l’impression de déranger. Je me disais que ma présence pouvait gêner les gens qui n’avaient pas choisi de passer leur soirée avec l’handicapée de service. Avec le recul je trouve que c’est un peu prétentieux comme sentiment mais c’était plus fort que moi je ne me sentais pas à ma place. Le pire était si il y avait beaucoup de personnes inconnues. Je faisais alors tout pour passer inaperçue ce qui n’est pas très facile vous en conviendrez.
Par exemple l’an passé je suis allée à la fête de l’école de Vie N°1. Et bien je n’ai rien vu du spectacle car pour ne pas faire lever toute l’assemblée déjà installée j’ai préféré rester au fond. Sans estrade je n’ai pu qu’entrevoir le haut du crâne de ma puce. Et la pauvre dame qui voulait m’aider n’a pas eu raison de mes craintes et a abdiqué au bout de trois :

– Mais si on va les faire bouger vous pourrez avancer …

– Non !

– Mais vous n’allez rien voir …

– Tant pis !
Pourtant depuis le début de cette année, vers février environ, j’ai décidé de ne plus avoir peur. Je vous l’ai dit je décide beaucoup en ce moment. Du coup au spectacle de l’école de cette année j’ai dégagé tout le monde et me suis installée au premier rang. Et même que j’ai demandé à toooouuuuute la ligne de chaises à ma droite de se décaler pour que Chéri Coco puisse s’assoir à côté de moi. J’étais vachement fière pour le coup.
Dans le même registre j’arrive maintenant à dire aux personnes qui sont devant moi à la caisse réservée du supermarché que je vais les griller. Avant je faisais la queue derrière eux en disant :
– Allez y j’ai le temps !
Petit à petit j’arrive à être à l’aise partout. Je ne stresse (presque) plus et les sorties ne sont plus une épreuve. Je prends même du plaisir à rencontrer de nouvelles personnes c’est dire si les choses changent !!! En attendant de devenir une vraie jetsetteuse …

De blogs en blogs

Quand je suis sur mon ordi depuis cinq heures, que j’erre comme une âme en peine de Facebook à Twitter en passant par la banque pour la troisième fois de la journée, j’aime bien m’occuper en cliquant sur « blog suivant » dans la barre de menu tout au dessus de mon blog. Là je découvre des univers surprenants et des gens parfois hallucinants ! Ce matin par exemple j’ai rencontré des fondus de marche à pied, un amateur d’insectes, un cuisinier québecois et Mademoiselle Caroline qui dessine des trucs marrants. Je vous invite à découvrir son blog ici et je pense que je vais ajouter une rubrique « Les blogs que je découvre quand je sais pas quoi faire ». Super concept non ?

D’un autre temps : 12.06.2010

Je suis :

F.A.T.I.G.U.E.E !!! Hier soir j’ai partagé avec mon mari, ma maman, mon frère et 80000 autres personnes le bonheur de voir MUSE en concert au Stade de France. 

J’ai déjà eu la joie de les voir à Dijon en décembre 2009 mais c’est vraiment différent. Ca a été un pur moment, trop trop bon !!! Evidemment ce n’est pas évident de prendre des photos avec nos petits appareils, donc rien de terrible. 

Une petite de mon chéri et moi avant le concert :

Une de la foule impressionnante dans le stade :

Et enfin la scène de loin donc bof bof :

J’ai :
Apprécié l’accueil au stade pour les personnes handicapées, prise en charge sympa et pas envahissante.
Adoré ce concert.
Pensé très fort à Vie N°1. Il me tarde de partager ce genre de moments avec elle qui adore Muse.
Eu peur en rentrant de voir Chéri Coco s’endormir au volant.
 
« Il faut profiter du moment présent »

Amen

D’un autre temps : 07.06.2010

Je suis :
Heureuse d’être mère. Heureuse d’être épouse. Et presque toujours heureuse d’être en vie.

J’ai :
Des filles qui me donnent chaque jour envie de vivre la suite.
Un mari qui me fait rire malgré ce qu’il croit, qui supporte tout et ne reproche (presque) rien.
Une famille qui parle peu mais qui essaie quand même.
Des amis qui se lassent de mes trop longs silences.

« Pour parler de soi il faut parler du reste »
C’est EUX mon reste.

Ma vieille

On s’est rencontré dans une galerie marchande. Chacune d’un côté de la vitrine on s’est regardé. J’ai tout de suite eu envie de la toucher, de la caresser et de la serrer. De son côté je crois qu’elle m’a adoptée dès qu’elle a posé son derrière sur mes genoux. Je l’ai ramenée dans mon manteau bien au chaud contre moi. Cette petite chose de deux mois encore toute duveteuse allait devenir un vrai pot de colle. Une glu. Une glu poilue. Mon stick UHU.
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Des bâtons dans les roues

Pour moi qui ai un Chéri Coco en pleine forme rien n’est vraiment inaccessible. Dans ses bras j’avale les marches sans soucis et j’avoue que je me suis rarement trouvé le bec dans l’eau devant un bâtiment. Je vous raconterai à l’occasion mes quelques mémorables péripéties à ce sujet.

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Une fois n’est pas coutume

Dimanche je vous annonçais fièrement vouloir défendre la cause des femmes handicapées et voilà que je commence avec l’histoire d’un homme. Il faut dire que ce qui lui arrive vaut la peine d’être relayé tant on atteint des sommets dans le mépris de la personne et de sa dignité. Je vous laisse découvrir tout ça sur son blog ici
Si je vous parle de cette histoire c’est que le cas de Louis van Proosdij Duport n’a rien de si exceptionnel. Je sais pour l’avoir vécu que le personnel soignant et les grosses boîtes de soins à domicile ne sont pas toujours très clean vis à vis de leurs patients/clients et souvent les personnes qui subissent ces agissements n’ont pas la force physique ni intellectuelle pour se battre à armes égales contre une infirmière en chef hautaine et méprisante. Les médecins et autres membres du corps médical ne sont d’ailleurs pas en reste …

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Nouvelle direction

Mon désir de maternité n’a pas toujours été le même au cours de ma vie.
A seize ans j’étais certaine de ne pas vouloir d’enfants « de moi » mais je voulais adopter. J’étais un peu bohème et je pensais à tous ces gamins déjà nés qui n’attendaient que d’être aimés. Je trouvais égoïste et inutile d’en faire puisqu’il y en avait tant de malheureux.

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A vos glacières !

J’ai envie d’écrire aujourd’hui mais rien ne vient. Alors j’ai décidé de créer une catégorie où je posterai des billets pour ne rien dire et qui ne servent à rien.
Ah si j’ai quand même un truc à dire d’important : l’amie Céline continue sa quête d’un poumon pour La Fille aux craies et propose le Défi Glacière. Je posterai ma photo ce soir quand j’aurai retrouvé ma glacière et que les Vies 1 et 2 seront rentrées respectivement du Centre Aéré et de la Halte Garderie. Oui parce que à défaut de poumons je voudrais y mettre mes poulettes dans la glacière !

Et bien voilà un article pas si inutile que ça finalement ;)

La honte d’être fière

Avant d’avoir des enfants je trouvais que les parents étaient un peu tarés tant ils s’émerveillaient devant les prouesses toutes relatives de leurs morpions. Par exemple je ne comprenais pas qu’une maman puisse s’extasier devant les bonhommes verts qui sourient du « carnet » de sa fille élève en moyenne section de maternelle. Ça me dépassait … jusqu’à ce que ça m’arrive ! J’ai honte mais je vous raconte quand même parce que je suis certaine que je ne suis pas la seule et qu’il y en a qui vont se reconnaître.

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So hot So cold

Il est midi et mon thermomètre indique 28,5° à l’ombre. Beaucoup d’entre vous sont heureux que le soleil brille et que l’été s’installe enfin après un début juin plutôt morose. Les enfants vont patauger dans les piscines, les mamans vont affiner leur bronzage et les papas vont pouvoir montrer leurs beaux abdos durement acquis pendant l’hiver.
Mais quand on est une petite tétraplégique comme moi ces températures extrêmes sont synonymes de grosses galères. Oui parce que être tétra ce n’est pas seulement ne plus pouvoir bouger, c’est aussi subir tout un tas de petits dérèglements dont un majeur et insupportable : l’absence (ou presque) de THERMORÉGULATION. Hum hum j’en vois qui essaient de se barrer en douce car ils sentent le cours de biologie arriver … Promis je fais court mais il faut bien que je vous explique un peu la chose pour que vous compreniez mon désarroi.

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Mes petits papiers

Depuis que je suis gamine j’aime le travail manuel et tout ce qui touche au monde artistique. Malheureusement je ne suis pas très douée. Mes cadeaux de fête des mères/pères n’étaient pas très réussis et le seul dont j’ai été un peu fière je l’ai cassé en montant dans l’escalier avant de pouvoir l’offrir. Oui parce que en plus d’avoir deux mains gauches je suis maladroite. Mais malgré ce manque d’adresse j’ai persisté et j’ai tenté toutes sortes d’activités :
N°1 : Théâtre. Dans une petite troupe d’enfants et d’adolescents j’ai essayé tant bien que mal de donner la réplique. Avant comme après j’ai été nulle à en pleurer de rire, déguisée en vamp ou en nuage, en oiseau ou en fée. Heureusement il paraît que le ridicule ne tue pas.
N°2 : Musique. Sept ans de piano et toujours pas capable de déchiffrer une portée. Bon à ma décharge je n’étais pas très assidue et on ne m’a pas beaucoup poussée.
N°3 : Art plastique. Trois ans de cours de dessin et rien à montrer. Je n’ai jamais pu peindre une pomme dans laquelle on aurait envie de croquer ni une main où on voudrait glisser la sienne.

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Des mots

De nos jours il est de bon ton de ne pas appeler les choses par leurs noms. Un aveugle est un mal-voyant, un nain est une personne de petite taille et moi je suis une personne à mobilité réduite. Je trouve ça un peu démagogique et je ne vois pas le problème à me qualifier de personne handicapée. C’est pas grossier il me semble … En plus mobilité réduite ça ne me parle pas.
Et comme si ça ne suffisait pas de me réduire quelque chose, l’administration a décidé de carrément se foutre de moi en inscrivant sur ma carte d’invalidité « station debout pénible ». Mon pote c’est pas pénible mais impossible qu’il faut écrire. Si c’était que pénible de me tenir debout, je serais pas là en train de geindre !
Il faudrait utiliser les bons mots, ça simplifierait les choses.
Dans le même esprit j’ai lu un jour inscrit à côté d’un ascenseur « Si l’ascenseur est en panne, prendre l’escalier« . Il parait que c’est de l’humour parisien, pourtant c’était à Grenoble.

Nos petits bouts

Hier a eu lieu la journée nationale du don d’organes. Jusque là je ne me suis  jamais vraiment intéressée à la question, je sais juste que le jour J tous mes petits bouts potables seront à disposition. Mais voilà que la copine Céline m’a secoué un coup avec cette petite merveille d’humour et de créativité :

Avoir un seul poumon de toi (ukulélé et… par celinextenso

Avec sa copine Albertine elles ont voulu « faire marrer la fille aux craies » qui attend une greffe. Et ça a tellement bien marché qu’elles ont fait un buz l’éclair que Céline vous racontera mieux que moi par ici.

Ca m’a fait réfléchir et j’ai discuté du sujet autours de moi. Résultat : 1 pour, 2 je sais pas et 1 refus. Bilan plutôt mitigé surtout que je m’attendais à ce que tout mon petit monde dise un grand Ouiiiiii plein d’entrain. Je suis un peu déçue du coup mais bien décidée à convaincre le plus de monde que le don d’organes est une bonne chose si tout est fait dans les règles. J’invite donc tous mes petits lecteurs à se rendre sur le site http://www.dondorganes.fr/ pour mieux se renseigner et dire un grand Ouiiiiii plein d’entrain !

Cinq ans

Aujourd’hui ça fait cinq ans que je suis devenue maman. En fait je devrais plutôt dire qu’aujourd’hui ça fait cinq ans que je suis devenue entière. Avant ça je n’étais qu’un bout, un morceau. Bien sûr je ne le savais pas, je me disais que si mon handicap ne me permettait pas de donner la vie il faudrait faire avec comme avec tout le reste, renoncer à une chose de plus et continuer sans trop se poser de questions. Mais quand même la pilule aurait été dure à avaler.

J’avais demandé à mon gynécotrobeau ce qu’il pensait de moi avec un gros bidon et sa réponse avait tinté doux à mes oreilles :

– « Je ne vois pas ce qui vous empêcherait de mener une grossesse à terme ».

Bon quand même il a voulu vérifier que ma vessie bionique allait supporter le choc. Voui voui a dit l’urologue, elle tiendra. Punaise j’étais bien embêtée car ce qui me semblait être insurmontable devenait tout d’un coup d’une simplicité déconcertante.

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Même pas peur …

En ce moment je décide beaucoup. Et entre autre j’ai décidé de tout dire. Voilà des années que je tergiverse entre trop et pas assez, entre l’envie de tout déballer et la peur de trop m’étaler. Comme dit mon beauf je suis une geek refoulée, une fan d’internet qui ne s’assume pas. Par exemple j’adore Facebook, j’aime voir les photos des gosses et des mariages de gens que je connais à peine, suivre les aventures amoureuses de ma voisine de 16 ans et les déboires d’une connaissance qui se prends pour un artiste et qui râle devant le peu de personnes qui ont cliqué sur le petit bouton « j’aime » de sa page. Je me délecte aussi de tous ces blogs où les gens parlent d’eux, d’eux et encore d’eux. J’aime ces vies balancées sur la toile qui rencontrent d’autres vies …
A chaque fois que j’ai commencé un blog j’ai toujours finit par être bloquée au bout de trois ou quatre articles. Je me disais tiens je vais raconter ça ou ça et puis ma pudeur sans doute m’empêchait de le faire. Genre :
– « Mais enfin Amélie tu vas pas écrire ça, si quelqu’un que tu connais te lit ça ne va pas le faire. »
Alors je n’ai jamais rien continué et je pense avoir supprimé au moins douze blogs en huit ans.

Finalement et après avoir lu des blogs de gens qui disent tout ou presque, j’ai décidé de tout dire moi aussi. Et de tout dire à propos de moi, de moi et de moi. Vous allez voir je suis un sujet passionnant et plein de surprises.